📢 Pour la première fois, la Fondation KidsToo publie un rapport consacré aux violences sexuelles en Suisse.

Suite à la révision du droit pénal sexuel entrée en vigueur en juillet 2024 (« non, c’est non »), nous avons voulu évaluer son impact à travers les statistiques policières de 2009 à 2025.

Le rapport met en évidence :

▪️ +39 % d’infractions sexuelles enregistrées entre 2019 et 2025
▪️ +55 % dans la sphère domestique sur la même période
▪️ +67 % de viols enregistrés entre 2023 et 2025 après la révision du droit pénal sexuel
▪️ En 2025, les violences sexuelles domestiques représentent 27 % de l’ensemble des infractions sexuelles, contre 17 % en 2009
▪️ Les femmes restent les principales victimes, mais les statistiques montrent également une augmentation des victimes masculines, longtemps invisibilisées
▪️ Les mineur-e-s représentent 42 % des victimes de violences sexuelles domestiques en 2025

Ces chiffres traduisent à la fois l’ampleur persistante des violences et une libération progressive de la parole.

📄 Rapport complet : https://www.kidstoo.ch/app/uploads/Dernier-ViolDom_K2_2026_1_1_FR.pdf

Les enfants exposés aux violences domestiques ne sont pas de simples témoins collatéraux. Ils sont des victimes à part entière.

« Il y a souvent cette idée que, si tout est mis en place pour pouvoir écouter l’enfant, celui-ci va forcément parler. Rien n’est moins vrai. »

« Un enfant victime ne parle pas parce que c’est la parole qui l’a blessé, c’est la parole qui a détruit sa vie. »

« Accueillir la parole d’un enfant victime nécessite de soutenir l’enfant, de construire avec lui et pour lui des liens de confiance suffisants, et surtout de savoir l’écouter : par ses mots, ses gestes, ses attitudes et ses silences. »

Chaque enfant concerné a besoin d’un accompagnement spécifique, pensé pour lui, à son rythme, avec des repères sécurisants et des professionnel-le-s formé-e-s à cette complexité.

Les enfants exposés aux violences domestiques ne sont pas de simples témoins collatéraux. Ils sont des victimes à part entière.

« Il y a souvent cette idée que, si tout est mis en place pour pouvoir écouter l’enfant, celui-ci va forcément parler. Rien n’est moins vrai. »

« Un enfant victime ne parle pas parce que c’est la parole qui l’a blessé, c’est la parole qui a détruit sa vie. »

« Accueillir la parole d’un enfant victime nécessite de soutenir l’enfant, de construire avec lui et pour lui des liens de confiance suffisants, et surtout de savoir l’écouter : par ses mots, ses gestes, ses attitudes et ses silences. »

Chaque enfant concerné a besoin d’un accompagnement spécifique, pensé pour lui, à son rythme, avec des repères sécurisants et des professionnel-le-s formé-e-s à cette complexité.

Le livre « Repérage et prise en charge des enfants exposés au contrôle coercitif » constitue à cet égard une ressource précieuse. Par la qualité remarquable de ses intervenant-e-s et l’incroyable richesse des témoignages, il apporte des clés pour mieux comprendre, repérer et accompagner.Le livre « Repérage et prise en charge des enfants exposés au contrôle coercitif » constitue à cet égard une ressource précieuse. Par la qualité remarquable de ses intervenant-e-s et l’incroyable richesse des témoignages, il apporte des clés pour mieux comprendre, repérer et accompagner.

Avant notre symposium du 10 juin à Neuchâtel, découvrez la vidéo de l’Association 125 et Après, où Dr Andreea Gruev-Vintila pose les bases de ce concept fondamental.

Notre symposium explorera son impact sur la famille (Daniel Schechter, Alessandra Duc Marwood), les trajectoires psychologiques des auteurs (May Beyli), ainsi que ses implications légales, civiles (Ruedi Winet) et pénales (Loic Parein)

Merci à Sarah Barukh, fondatrice de l’association 125 et Après, pour son engagement exceptionnel et son travail titanesque de sensibilisation, et à Andreea Gruev-Vintila pour ses travaux de recherche et son ouvrage de référence « Le contrôle coercitif : au coeur de la violence conjugale ».

Info et inscription au symposium: https://www.kidstoo.ch/symposium/



A huge congratulations to our two champions, Luuk and Matias, who took on the Zurich Marathon challenge to support the KidsToo Foundation 🏃‍♂️

Thanks to their dedication and everyone’s generosity, we were able to raise 2’190 CHF 🙏
A heartfelt thank you to everyone who contributed.

For a foundation like ours, which relies entirely on donations, this is truly essential support that allows us to go further and create real impact.

We look forward to sharing soon the projects that will be made possible thanks to your contributions.

Thank you all again for your support 💫

Un immense bravo à nos deux champions, Luuk et Matias, qui ont relevé le défi du Marathon de Zurich pour soutenir la fondation KidsToo 🏃‍♂️

Grâce à leur engagement et à la générosité de chacun, nous avons réussi à récolter 2’190 CHF 🙏
Un grand merci à toutes les personnes qui ont contribué.

Pour une fondation comme la nôtre, qui dépend entièrement des dons, il s’agit d’un soutien essentiel qui nous permet d’aller plus loin et d’avoir un impact concret.

Nous nous réjouissons de partager très bientôt les projets qui pourront être réalisés grâce à vos contributions.

Encore merci à tous pour votre soutien 💫

Ein riesiges Dankeschön und herzliche Gratulation an unsere beiden Champions Luuk und Matias, die sich der Herausforderung des Zürich Marathons gestellt haben, um die KidsToo Foundation zu unterstützen 🏃‍♂️

Dank ihres Engagements und der Grosszügigkeit aller konnten wir 2’190 CHF sammeln 🙏
Ein herzliches Dankeschön an alle, die beigetragen haben.

Für eine Stiftung wie unsere, die vollständig auf Spenden angewiesen ist, ist dies eine essenzielle Unterstützung, die es uns ermöglicht, weiterzugehen und einen konkreten Impact zu erzielen.

Wir freuen uns darauf, bald die Projekte mit euch zu teilen, die dank eurer Beiträge realisiert werden können.

Nochmals vielen Dank für eure Unterstützung 💫

📊 Nouveau rapport publié : un autre regard sur la violence domestique en Suisse (2009–2025)


La Fondation KidsToo a publié une analyse approfondie des données policières. Notre rapport propose de nouveaux indicateurs pour refléter plus fidèlement l’ampleur du phénomène et soutenir les politiques publiques.


🔎 Ce qu’il faut retenir :
• La violence domestique reste massivement genrée
➡️ 87% des victimes de violence « grave» sont des femmes
➡️ 73% dans les cas dits « non graves »

• Les chiffres officiels sous-estiment fortement la réalité
➡️ 120 victimes de violence domestique grave recensées en 2024 (indicateur officiel)
➡️ jusqu’à 1’478 victimes selon notre indicateur élargi (x12)

• Une problématique en hausse
➡️ +13% de violence « grave»
➡️ +3.6% de violence « non grave »
➡️ >10’000 victimes de violence psychologique en 2025

• Une réalité préoccupante :
➡️ Il y a plus de femmes victimes de violence domestique que non domestique (toutes formes de violences)
➡️ En tenant compte du non-recours à la plainte, ce chiffre pourrait dépasser 46’500 victimes


📥 Découvrez le rapport complet : https://www.kidstoo.ch/app/uploads/Dernier-ViolDom_K2_1_FR-1.pdf

On pourrait croire que ce commentaire date d’un autre siècle.
Spoiler : non.

Cette phrase provient d’une étude publiée en 2024 (partie II) — « Offres de soutien et mesures de protection pour les enfants exposé·e·s à la violence dans le couple parental » — menée auprès de professionnel·le·s de la justice en Suisse.

Objectif : comprendre comment la violence domestique est prise en compte dans les décisions relatives à l’autorité parentale, à la garde et aux relations personnelles.

Et parfois, ça donne… ça :

👉 « Ils s’en remettront. Elle a été stupide de tomber enceinte alors qu’elle voulait se séparer. Les deux ont fait des erreurs. Aller de l’avant. Ça va aller. » (juge 264)

Oui, vous avez bien lu.
Non, ce n’est pas une caricature.

Derrière ces mots, il y a des décisions qui impactent des enfants et leur parent protecteur.

Alors non, ce n’est pas (juste) une question d’individus “mal inspirés”.
C’est un symptôme.

➡️ D’un manque de formation et de sensibilisation aux dynamiques de la violence domestique
➡️ D’une banalisation persistante
➡️ D’un système sous pression, où le temps manque pour comprendre des situations complexes

Heureusement, certains cantons prennent le sujet au sérieux et offrent des formations.
Mais dans des tribunaux saturés, peut-on vraiment attendre des miracles sans moyens supplémentaires ?

Rapport : https://www.ebg.admin.ch/dam/fr/sd-web/G6Z0pI3NX566/Offres%20de%20soutien%20et%20mesures%20de%20protection%20pour%20les%20enfants%20expos%C3%A9%C2%B7e%C2%B7s%20%C3%A0%20la%20violence%20dans%20le%20couple%20parental%20final.pdf

Dans les violences domestiques, l’animal devient un instrument de contrôle coercitif.

Menacer de le blesser.
Le faire souffrir.
Le tuer parfois.

La violence ne s’exerce pas seulement sur la victime.
Elle s’étend à tout le foyer.

👉 Tout cela sert un objectif :
maintenir la victime sous contrôle et l’empêcher de fuir.

Quitter une relation violente, c’est déjà un combat immense.
Si, en plus, on est femme migrante ou sans statut légal, c’est mission impossible… sans une vraie volonté politique de protéger toutes les victimes.

Le Conseil national a fait un pas concret grâce à la motion de Jessica Jaccoud, qui vise à protéger les femmes sans statut légal victimes de violences. Une victoire pour celles qui n’avaient pas de voix.

Mais le travail continue : la protection réelle passe maintenant par le Conseil des États.

👏 Merci et bravo à Jessica Jaccoud et à toutes celles et ceux qui se battent pour la justice et la sécurité de toutes les femmes.

Lire la motion : https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254224

🎤 Le contrôle coercitif, ce que nous disent les études aujourd’hui

Dre Andreea Gruev-Vintila est auteure de « Le contrôle coercitif : au cœur de la violence conjugale ». Partie prenante clé de l’initiative visant à inscrire le contrôle coercitif dans la législation française, elle contribue activement à la diffusion et à la compréhension de ce mécanisme central des violences conjugales. Ses travaux mettent en lumière la manière dont s’installe un système d’atteintes aux droits humains, fait de stratégies de domination psychologique et matérielle, qui restreint la liberté et l’autonomie des victimes. Sa présentation offrira une synthèse des connaissances actuelles, mettant en perspective les principaux résultats empiriques et leurs implications pour la compréhension, la prévention et l’intervention.

💡 Symposium KidsToo « Contrôle coercitif : Enjeux familiaux et juridiques »
📍 Hôtel Beaulac, Neuchâtel
🗓️ 10 juin 2026

👉 Programme complet et inscription ici : www.kidstoo.ch/symposium

🎤 Adapter le droit de la famille pour la protection des victimes

Ruedi Winet, juriste, infirmier spécialisé en psychiatrie et ancien président d’une APEA, est aujourd’hui directeur exécutif de l’Association des présidences de la KESB du canton de Zurich. Grâce à sa formation et à son expérience complémentaires en psychiatrie, il apporte une sensibilité particulière aux dynamiques des troubles psychiques et des systèmes familiaux complexes, ce qui influence de manière déterminante sa vision des questions liées à la protection des victimes.

Dans sa présentation, il mettra en lumière les défis de la protection des victimes, en particulier l’adéquation des mesures de protection au regard du coercive control, la reconnaissance et la prise en compte des enfants à risque (autorité parentale, maintien de la relation, instrumentalisation), ainsi que certaines décisions judiciaires susceptibles de mettre les victimes en difficulté.

💡 Symposium KidsToo « Contrôle coercitif : Enjeux familiaux et juridiques »
📍 Hôtel Beaulac, Neuchâtel
🗓️ 10 juin 2026

👉 Programme complet et inscription ici : www.kidstoo.ch/symposium

Photo: Balz Murer