Dans les violences domestiques, l’animal devient un instrument de contrôle coercitif.

Menacer de le blesser.
Le faire souffrir.
Le tuer parfois.

La violence ne s’exerce pas seulement sur la victime.
Elle s’étend à tout le foyer.

👉 Tout cela sert un objectif :
maintenir la victime sous contrôle et l’empêcher de fuir.

Quitter une relation violente, c’est déjà un combat immense.
Si, en plus, on est femme migrante ou sans statut légal, c’est mission impossible… sans une vraie volonté politique de protéger toutes les victimes.

Le Conseil national a fait un pas concret grâce à la motion de Jessica Jaccoud, qui vise à protéger les femmes sans statut légal victimes de violences. Une victoire pour celles qui n’avaient pas de voix.

Mais le travail continue : la protection réelle passe maintenant par le Conseil des États.

👏 Merci et bravo à Jessica Jaccoud et à toutes celles et ceux qui se battent pour la justice et la sécurité de toutes les femmes.

Lire la motion : https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20254224

🎤 Le contrôle coercitif, ce que nous disent les études aujourd’hui

Dre Andreea Gruev-Vintila est auteure de « Le contrôle coercitif : au cœur de la violence conjugale ». Partie prenante clé de l’initiative visant à inscrire le contrôle coercitif dans la législation française, elle contribue activement à la diffusion et à la compréhension de ce mécanisme central des violences conjugales. Ses travaux mettent en lumière la manière dont s’installe un système d’atteintes aux droits humains, fait de stratégies de domination psychologique et matérielle, qui restreint la liberté et l’autonomie des victimes. Sa présentation offrira une synthèse des connaissances actuelles, mettant en perspective les principaux résultats empiriques et leurs implications pour la compréhension, la prévention et l’intervention.

💡 Symposium KidsToo « Contrôle coercitif : Enjeux familiaux et juridiques »
📍 Hôtel Beaulac, Neuchâtel
🗓️ 10 juin 2026

👉 Programme complet et inscription ici : www.kidstoo.ch/symposium

🎤 Adapter le droit de la famille pour la protection des victimes

Ruedi Winet, juriste, infirmier spécialisé en psychiatrie et ancien président d’une APEA, est aujourd’hui directeur exécutif de l’Association des présidences de la KESB du canton de Zurich. Grâce à sa formation et à son expérience complémentaires en psychiatrie, il apporte une sensibilité particulière aux dynamiques des troubles psychiques et des systèmes familiaux complexes, ce qui influence de manière déterminante sa vision des questions liées à la protection des victimes.

Dans sa présentation, il mettra en lumière les défis de la protection des victimes, en particulier l’adéquation des mesures de protection au regard du coercive control, la reconnaissance et la prise en compte des enfants à risque (autorité parentale, maintien de la relation, instrumentalisation), ainsi que certaines décisions judiciaires susceptibles de mettre les victimes en difficulté.

💡 Symposium KidsToo « Contrôle coercitif : Enjeux familiaux et juridiques »
📍 Hôtel Beaulac, Neuchâtel
🗓️ 10 juin 2026

👉 Programme complet et inscription ici : www.kidstoo.ch/symposium

Photo: Balz Murer

🎤 Reconnaître les violences et comprendre les dynamiques familiales

Dre Alessandra Duc Marwood intervient auprès de familles confrontées à des situations de violences intrafamiliales. Son expertise clinique lui permet de décrypter les mécanismes souvent invisibles du contrôle coercitif et leurs effets sur les relations intrafamiliales. Sa présentation proposera des outils pour mieux reconnaître les signes de violences psychologiques et comprendre les dynamiques de pouvoir et de dépendance qui les sous-tendent.

💡 Symposium KidsToo « Contrôle coercitif : Enjeux familiaux et juridiques »
📍 Hôtel Beaulac, Neuchâtel
🗓️ 10 juin 2026

👉 Programme complet et inscription ici : www.kidstoo.ch/symposium

Photo: Patrick Martin

La Fondation KidsToo salue l’adoption par le Conseil des États, le 10 mars 2026, de la motion Maret visant à élaborer une loi-cadre pour la prévention, la protection et la répression contre la violence domestique. Cette décision importante constitue un signal politique fort en faveur d’une meilleure protection des victimes et d’une action renforcée face à un phénomène qui demeure une grave violation des droits humains.

La Fondation se réjouit en particulier de la volonté exprimée de mettre en place des standards minimaux à l’échelle nationale, notamment en matière de prévention, de protection des victimes et de coordination entre les autorités. Aujourd’hui encore, la protection offerte aux personnes touchées par la violence domestique peut varier selon le canton de résidence. Il est essentiel que toutes les victimes, en particulier les enfants, bénéficient d’un niveau de protection équivalent dans l’ensemble du pays.

L’indépendance de la justice ne doit pas empêcher que
1: les auteur.e.s de violence soient réellement puni.e.s pénalement et
2: leurs pouvoirs de nuisance à l’encontre des victimes soient réduits au civil par la remise en question de l’autorité parentale de l’auteur.e. La garde de l’enfant et les relations personnelles soient focalisées sur le bien-être de l’enfant et son développement et non sur le droit du parent qui n’a pas respecté ses devoirs.

KidsToo rappelle que les enfants sont des victimes directes ou indirectes de la violence domestique. Grandir dans un environnement marqué par la violence a des conséquences profondes et durables sur leur santé, leur développement et leur sécurité. Toute politique visant à prévenir et combattre la violence domestique doit donc pleinement intégrer la protection et l’accompagnement des enfants concernés.

La Fondation appelle désormais le Conseil national à soutenir cette démarche et à poursuivre les travaux afin de renforcer la prévention, l’aide aux victimes et la coordination entre les acteurs concernés. Elle se tient prête à contribuer à cette réflexion afin que la future loi-cadre permette d’améliorer concrètement la protection des enfants et des familles confrontés à la violence domestique en Suisse.

Partir n’est pas un acte simple.
C’est souvent l’étape la plus dangereuse. La plus complexe. La plus solitaire.

Nombreuses sont les victimes de violences domestiques qui savent qu’elles doivent partir.
Mais savoir ne suffit pas.

👉 Ce qui empêche de partir, ce ne sont pas le manque de courage ou de volonté.
👉 Ce sont des obstacles très concrets.

Pour pouvoir partir en sécurité, une victime a besoin de moyens réels, notamment :

🔹 Un logement d’urgence accessible immédiatement, y compris pour les femmes avec enfants
🔹 Un revenu de transition, sans démarches longues ou conditionnelles
🔹 Une protection juridique rapide (mesures d’éloignement effectives, accompagnement légal)
🔹 Une coordination claire entre police, justice, services sociaux et santé
🔹 Un accompagnement psychosocial continu, avant, pendant et après le départ
🔹 Des informations simples, centralisées, multilingues sur les droits et les aides disponibles
🔹 Du temps : le temps de reconstruire sans pression administrative

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, nous rappelons que
le droit de vivre sans violence commence par la possibilité réelle de partir en sécurité.

Soutenir les victimes, ce n’est pas seulement leur dire « vous pouvez partir ».
C’est leur donner les moyens de le faire.

🎤 Le contrôle coercitif au prisme du droit pénal : entre reconnaissance sociétale et défi judiciaire

Me Loïc Parein est une référence en matière de justice pénale. Sa présentation explorera les transformations du regard juridique sur le contrôle coercitif, de son émergence sociale à sa reconnaissance dans le droit pénal. Il abordera les défis de la définition juridique, les difficultés probatoires et les finalités des sanctions, interrogeant la capacité du système judiciaire à répondre à ces formes de violence.

💡 Symposium KidsToo « Contrôle coercitif : Enjeux familiaux et juridiques »
📍 Hôtel Beaulac, Neuchâtel
🗓️ 10 juin 2026

👉 Programme complet et inscription ici : www.kidstoo.ch/symposium

Photo: Sébastien Bovy

📬 Newsletter février 2026 – “Paroles, paroles…”

La chanson de Dalida avec Alain Delon dénonçait l’écart entre les promesses et la réalité.

En 2026, face à la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul pour protéger les enfants exposés à la violence domestique, le sentiment est le même :

Des déclarations.
Des engagements.
Des rapports.
Des standards.

Mais pour les enfants exposés à la violence dans le couple parental ?
Trop souvent, des paroles.

Dans cette nouvelle newsletter, nous analysons notamment :

🔎 Le postulat de Jessica Jaccoud demandant la mise en œuvre effective de l’art. 31 de la Convention d’Istanbul
📄 Les rapports d’expert·e·s successifs restés sans suite concrète
⚖️ Les enjeux du débat parlementaire à venir
📚 Notre étude basée sur des cas réels, montrant que la violence est encore trop souvent minimisée dans les décisions de garde et de droit de visite

👉 À lire ici : https://www.kidstoo.ch/app/uploads/K2NL_202602_FR.pdf

Version DE : https://www.kidstoo.ch/app/uploads/K2NL_202602_DE.pdf

🎤 Trajectoires psychiques et mécanismes de contrôle chez les auteur·e·s de violences

May Beyli soutient, avec ses collègues médicaux et psychologiques, les cliniques psychiatriques générales, les unités policières de gestion des menaces ainsi que les ministères publics du canton de Zurich dans le travail avec personnes potentiellement violentes. Dans son exposé, elle présentera comment le contrôle coercitif et la violence domestique se développent, se renforcent à travers des étapes de contrôle souvent subtiles et quelles convictions internes et dynamiques relationnelles motivent les auteur·e·s. Elle montrera également comment ces processus peuvent être identifiés précocement et quelles approches professionnelles peuvent aider à interrompre des schémas de contrôle et de violence déjà bien installés.

💡 Symposium KidsToo « Contrôle coercitif : Enjeux familiaux et juridiques »
📍 Hôtel Beaulac, Neuchâtel
🗓️ 10 juin 2026

👉 Programme complet et inscription ici : www.kidstoo.ch/symposium