Résumé
La parole de l’enfant en justice est un sujet passionné, pollué par de nombreuses représentations idéologiques parfois copieusement servies par des théories pseudo-scientifiques. Le témoignage d’un enfant peut être contaminé par des interrogatoires répétés et être influencé par toutes sortes de facteurs : la perte de confiance de l’enfant, son niveau développemental, sa compréhension des questions et bien entendu l’influence des adultes sur ses propres souvenirs. Les connaissances scientifiques concernant le témoignage des enfants ont explosé au cours des trente dernières années. Elles ont permis de mieux baliser la pratique de l’audition des mineurs et de tout entretien requis à des fins d’expertise ou d’évaluation auprès d’enfants. Cet ouvrage offre aux intervenants une synthèse des connaissances acquises, ainsi qu’un éclairage sur les implications de celles-ci pour la conduite d’entretiens dans les meilleures conditions possibles. Sont examinés, entre autres, divers protocoles actuellement utilisés en France, dont l’Entretien par étapes progressives ou l’entretien cognitif adapté aux enfants, et le protocole du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD), qui est le protocole le plus reconnu, et le mieux validé, à l’échelle mondiale. La version révisée de ce protocole y est détaillée.
Auteure
Mireille Cyr, Ph-D en psychologie, professeurs au Département de psychologie de l’Université de Montréal. Directrice du Centre interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS). Co-titulaire de la chaire de recherche interuniversitaire Marie- Vincent sur les agressions sexuelles envers les enfants. Elle a co-dirigé L’agression sexuelle envers les enfants, PUQ, 2011.
Résumé
Deux cent soixante-dix mille enfants et adolescents sont concernés en France par le dispositif de protection de l’enfance. Ce dispositif est souvent inefficace et même très nuisible ; il repose depuis des décennies sur deux règles implicites : – ne pas évaluer les résultats, c’est-à-dire l’état des enfants dont il est supposé favoriser le bien ou le mieux-être ; – ne pas prendre connaissance des nombreux travaux qui démontrent qu’on peut mieux faire. De fait, nous ne sommes pas en retard sur d’autres pays… nous sommes sur une voie différente avec une idéologie bien ancrée, hors réalité : celle du maintien du lien familial à tout prix.
L’auteur
Maurice Berger a été chef de service en pédopsychiatrie au CHU de Saint Etienne et professeur associé de psychopatologie de l’enfant à l’Université Lyon 2. Il est co-organisateur du DU « Expertise légale en pédopsychiatrie et en psychologie clinique de l’enfant » à l’Université de Paris V et directeur de session à l’Ecole Nationale de la Magistrature.
Cet ouvrage unique porte un regard critique et multidisciplinaire sur la notion du ” meilleur intérêt de l’enfant ” et sur son application dans un contexte de violence conjugale, où l’enfant doit être reconnu comme une victime à part entière de cette violence.
Auteur.e.s
Sous la direction de Simon Lapierre, Ph. D., est professeur titulaire à l’Ecole de service social de l’Université d’Ottawa. Il est un des membres fondateurs du Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi). Ses travaux portent sur les violences envers les femmes et les enfants.
Alexandra Vincent est doctorante et professeure à temps partiel à l’Ecole de service social de l’Université d’Ottawa. Elle est membre du Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi). Elle a été intervenante en maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale pendant plusieurs années.