Violence domestique – ça avance sous la coupole!

La Fondation KidsToo salue l’adoption par le Conseil des États, le 10 mars 2026, de la motion Maret visant à élaborer une loi-cadre pour la prévention, la protection et la répression contre la violence domestique. Cette décision importante constitue un signal politique fort en faveur d’une meilleure protection des victimes et d’une action renforcée face à un phénomène qui demeure une grave violation des droits humains.

La Fondation se réjouit en particulier de la volonté exprimée de mettre en place des standards minimaux à l’échelle nationale, notamment en matière de prévention, de protection des victimes et de coordination entre les autorités. Aujourd’hui encore, la protection offerte aux personnes touchées par la violence domestique peut varier selon le canton de résidence. Il est essentiel que toutes les victimes, en particulier les enfants, bénéficient d’un niveau de protection équivalent dans l’ensemble du pays.

L’indépendance de la justice ne doit pas empêcher que
1: les auteur.e.s de violence soient réellement puni.e.s pénalement et
2: leurs pouvoirs de nuisance à l’encontre des victimes soient réduits au civil par la remise en question de l’autorité parentale de l’auteur.e. La garde de l’enfant et les relations personnelles soient focalisées sur le bien-être de l’enfant et son développement et non sur le droit du parent qui n’a pas respecté ses devoirs.

KidsToo rappelle que les enfants sont des victimes directes ou indirectes de la violence domestique. Grandir dans un environnement marqué par la violence a des conséquences profondes et durables sur leur santé, leur développement et leur sécurité. Toute politique visant à prévenir et combattre la violence domestique doit donc pleinement intégrer la protection et l’accompagnement des enfants concernés.

La Fondation appelle désormais le Conseil national à soutenir cette démarche et à poursuivre les travaux afin de renforcer la prévention, l’aide aux victimes et la coordination entre les acteurs concernés. Elle se tient prête à contribuer à cette réflexion afin que la future loi-cadre permette d’améliorer concrètement la protection des enfants et des familles confrontés à la violence domestique en Suisse.