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Au programme de ce numéro :
đč MoliĂšre face au Conseil fĂ©dĂ©ral
đč Le contrĂŽle coercitif : comparaisons entre lâĂcosse, lâAustralie (Queensland) et la Suisse
đč Analyse du droit suisse : code pĂ©nal, code civil et droit de la famille
đč Une proposition : vers une “Via sicura” pour le domicile familial ? Un “Domum sicurum” ?
đč Lectures recommandĂ©es
đč Les actualitĂ©s de KidsToo
đ Ă lire ici : https://www.kidstoo.ch/app/uploads/K2NL_202507_FR.pdf
Vos retours, remarques et partages sont toujours les bienvenus !
𧥠Merci pour votre engagement à nos cÎtés.
NeuchĂątel, 17 juin 2025
KidsToo a participé au symposium bilingue (K)ein Fall wie jeder andere / Aucun cas comme les autres, consacré à la violence dans la relation parentale lors de séparations et de divorces.
đ©ââïžđšâđ©âđ§ Les prĂ©sentations ont abordĂ© :
- la prise en compte de la violence dans les procédures familiales,
- lâimpact de la digitalisation de la justice,
- la question de lâaliĂ©nation parentale,
- le soutien aux enfants et aux parents concernés.
đ Les supports des prĂ©sentations sont dĂ©sormais disponibles en français et en allemand sur : https://www.hslu.ch/de-ch/soziale-arbeit/agenda/veranstaltungen/2025/06/17/schweizer-symposium-haeusliche-gewalt/?sourceurl=/symposiumhg
Ce symposium a aussi mis en lumiÚre des différences cantonales marquées dans la prise en charge de ces situations, avec un constat préoccupant : le concept de « contrÎle coercitif » reste largement absent, voire inconnu dans les discussions en Suisse alémanique. Un véritable Röstigraben persiste sur cette question pourtant cruciale pour comprendre la dynamique de la violence conjugale.
đŁ KidsToo continuera de porter ce concept dans lâespace public et institutionnel, car reconnaĂźtre cette forme de violence est nĂ©cessaire pour protĂ©ger les victimes.
Nous avons le plaisir de vous présenter notre derniÚre publication :
“Violence domestique en Suisse â Un autre regard sur la statistique dâaide aux victimes (2018â2024)”
Ce rapport propose une lecture alternative et approfondie des donnĂ©es officielles, en croisant les informations sur le sexe de lâauteur-e et le type de relation avec la personne lĂ©sĂ©e.
âĄïž 56â000-66â000 personnes lĂ©sĂ©es estimĂ©es, contre 11’849 selon les chiffres “officiels” de la SPC.
âĄïž 137â000-151â000 infractions estimĂ©es, contre 21’127 officiellement recensĂ©es.
Le rapport explore aussi le nombre de consultations nĂ©cessaires pour une plainte dĂ©posĂ©e, rĂ©vĂ©lant des Ă©carts significatifs selon la nature de l’infraction.
đ„ TĂ©lĂ©chargez le rapport complet ici :
đ https://www.kidstoo.ch/app/uploads/ViolDom_K2_2025_2_FR.pdf
Nous espérons que cette lecture nourrira les réflexions et les échanges autour de la prise en charge des victimes en Suisse. Vos retours sont les bienvenus !



Le Queensland (Australie) a officiellement inscrit le contrÎle coercitif dans son droit pénal.
Nous tenons Ă rappeler Ă quel point il est complexe dâĂ©laborer une loi vĂ©ritablement utile et protectrice :
âĄïž La nĂ©cessitĂ© dâune approche pluridisciplinaire : lâĂ©laboration dâun cadre lĂ©gislatif sur la violence domestique ne peut se faire sans une Ă©coute des victimes, des professionnel·les de terrain, des chercheur·ses, et sans croiser les regards juridiques, sociaux, psychologiques.
âĄïž L’articulation entre le pĂ©nal et le civil : protĂ©ger efficacement suppose de penser ensemble la rĂ©pression et la prĂ©vention, la sanction et la protection des victimes (parent et enfants).
âĄïž Le besoin dâune formation systĂ©mique, continue, obligatoire : sans une comprĂ©hension fine du contrĂŽle coercitif par les intervenants (police, justice, services sociaux, santĂ©âŠ), la loi reste lettre morte.
âĄïž Et enfin, des moyens humains et financiers dĂ©diĂ©s Ă la mise en Ćuvre. Lâintention lĂ©gislative seule ne suffit pas : il faut les ressources pour la traduire sur le terrain.
Cette rĂ©forme, Ă©laborĂ©e dans le contexte dâun drame, lâassassinat de Hannah Clarke et de ses trois enfants, tĂ©moigne dâun effort collectif. Mais elle rappelle surtout que lâefficacitĂ© dâune loi ne dĂ©pend pas seulement de sa rĂ©daction, mais de la maniĂšre dont elle sâancre dans les pratiques, les mentalitĂ©s, et les dispositifs existants.



Le 5 juin à Lausanne, la Fondation KidsToo a participé à la Journée annuelle du Réseau vaudois contre la violence domestique, consacrée cette année à un thÚme crucial :
« ContrÎle coercitif : enjeux et pratiques ».
Ce qui a résonné tout au long de la journée ?
Lâimportance de bien nommer.
- Il existe des degrés de gravité dans la violence conjugale.
- La rĂ©sistance dissimulĂ©e des victimes (cĂ©der pour « avoir la paix ») nâest pas du consentement ni une marque de faiblesse.
- Il est important de valoriser la richesse dans les maniĂšres de faire face Ă la violence, plutĂŽt que de juger le comportement des victimes.
- Une victime peut ne pas se plaindre car elle est dĂ©shumanisĂ©e : “un objet ne parle pas”.
- Les enfants ne doivent pas porter la responsabilité de leur propre protection : sacraliser leur parole peut devenir une forme de maltraitance.
- Les outils dâĂ©valuation sont utiles mais doivent rester des repĂšres, jamais des vĂ©ritĂ©s absolues.
- La protection actuelle des victimes est insuffisante. Une infraction pĂ©nale autonome sur le contrĂŽle coercitif peut ĂȘtre utile si elle est bien faite, mais nâest pas indispensable si les acteurs judiciaires sont bien formĂ©s.
đ Merci aux intervenant·es pour la richesse des Ă©changes, Ă la fois constructifs et bienveillants.
« On ne répare pas un traumatisme. On apprivoise les troubles. » HélÚne Romano
Programme complet de la journée à découvrir ici: programme
Résumé
La violence dans le couple a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme une affaire ne concernant que les seuls adultes. Des Ă©tudes internationales ont cependant prouvĂ© quâelle avait Ă©galement de graves consĂ©quences sur le dĂ©veloppement physique et psychologique de lâenfant tĂ©moin.
Les agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques et Ă©conomiques, crĂ©ent un climat de vie marquĂ© au quotidien par lâinsĂ©curitĂ© et lâinstabilitĂ©. Au coeur dâenjeux familiaux, sociaux et judiciaires, lâenfant se trouve, dĂšs son plus jeune Ăąge, menacĂ© dans son dĂ©veloppement.
Les implications psychologiques et mĂ©dicales de la violence conjugale posent la question de la protection de lâenfant : faut-il parler dâune forme de maltraitance ?Quelles sont les rĂ©ponses en France au plan social, judiciaire, thĂ©rapeutique et politique ? Comment le problĂšme est-il abordĂ© par les autres pays europĂ©ens ?
Conçu pour les professionnels de la santĂ©, de la justice, de lâĂ©ducation, du secteur social et mĂ©dico-social, cet ouvrage fait le point sur les connaissances actuelles et dĂ©finit des axes de rĂ©flexion pour amĂ©liorer notre rĂ©ponse aux besoins de ces enfants.
Résumé
En France, malgrĂ© lâamĂ©lioration de lâarsenal lĂ©gislatif, le nombre de femmes tuĂ©es, menacĂ©es dâĂȘtre tuĂ©es, qui se suicident ou essayent de se suicider ne baisse pas. Il sâagit dâun constat effrayant. Le fĂ©minicide ne concerne pas seulement deux personnes, victime et agresseur, mais a aussi des effets dĂ©vastateurs sur les enfants et les proches de la victime. Pour prĂ©venir les fĂ©minicides, il est urgent quâune modification des reprĂ©sentations concernant la gravitĂ© des violences faites aux femmes et des consĂ©quences sur leurs enfants ait lieu. Par leur expertise de terrain, les contributeurs de cet ouvrage travaillent ainsi Ă la transformation des pratiques pour quâelles deviennent protectrices.
Karen Sadlier
Docteure en psychologie clinique et psychopathologie, spécialisée dans la prise en charge des enfants, adolescents et adultes victimes de violences.
Ernestine Ronai
Responsable de lâObservatoire dĂ©partemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes. Co-fondatrice et co-coordonnatrice du DiplĂŽme universitaire « violences faites aux femmes » (UniversitĂ© Paris 8).
Avec la collaboration de :
Yadira Cortes Castillo : coordinatrice de lâassociation Red Mesa de Mujeres de Ciudad Juarez au Mexique.
Christian Chevau : formateur au Centre national de formation de la gendarmerie nationale jusquâen 2024.
Ădouard Durand : magistrat, prĂ©sident du tribunal pour enfants de Pontoise, Co-fondateur et co-coordonnateur du DU « violences faites aux femmes » (UniversitĂ© Paris 8). Co-prĂ©sident de la Commission indĂ©pendante inceste et violences sexuelles faites aux enfants de 2021 Ă 2024.
Mathilde Delespine : sage-femme, coordinatrice de la maison des femmes de Rennes.
ClĂ©mentine Rappaport : pĂ©dopsychiatre, cheffe de service du service de pĂ©dopsychiatrie de lâhĂŽpital Ballanger.
Patrick Poirret : magistrat, avocat général à la Cour de Cassation.

La derniÚre édition de notre newsletter est en ligne
« Le contrĂŽle coercitif : KĂ©sako ? Mais jâai entendu parler des pervers narcissiques !
Au sommaire ce mois-ci :
- Une clarification du concept de perversion narcissique tel que pensé par Racamier, et son usage populaire.
- Un parallÚle argumenté entre perversion narcissique et contrÎle coercitif, avec un tableau comparatif inédit.
- Un plaidoyer pour lâintroduction du contrĂŽle coercitif dans le Code pĂ©nal ET le Code civil suisses, dans la lignĂ©e de la motion 25.3062 de la ConseillĂšre nationale Jacqueline de Quattro.
- Nos recommandations de lecture autour de ces enjeux.
đ Ă lire, partager et discuter : https://www.kidstoo.ch/app/uploads/K2NL_202505_FR.pdf
deutsche Version : https://www.kidstoo.ch/app/uploads/K2NL_202505_DE.pdf
đŸ Et si le rĂ©confort venait⊠à quatre pattes ?
Dans le contexte douloureux de la violence conjugale, les enfants sont souvent les victimes silencieuses. MĂȘme lorsquâils ne sont pas directement ciblĂ©s, leur dĂ©veloppement et bien-ĂȘtre peuvent ĂȘtre profondĂ©ment affectĂ©s par une exposition continue Ă la peur, au stress, et Ă lâinsĂ©curitĂ©.
đŻ Une piste dâintervention gagne en reconnaissance : les animaux Ă assistance thĂ©rapeutique.
Quâil sâagisse de chiens, de chevaux ou de petits animaux, leur prĂ©sence rassurante agit comme un pont entre lâenfant et le monde, offrant un espace sĂ©curisant pour exprimer des Ă©motions difficiles, rĂ©tablir un sentiment de confiance, et amorcer un chemin de reconstruction.
đ¶ Les interactions avec un animal :
- rĂ©duisent lâanxiĂ©tĂ© et le stress,
- favorisent la communication chez les enfants traumatisés,
- renforcent lâestime de soi et la rĂ©gulation Ă©motionnelle.
Les interventions assistĂ©es par lâanimal sont un complĂ©ment prĂ©cieux Ă lâaccompagnement psychothĂ©rapeutique.
Les animaux sont de plus en plus intĂ©grĂ©s dans les dispositifs cliniques, par exemple au CHUV. Mais ce nâest pas tout: dans le cadre des auditions judiciaires, leur prĂ©sence sâavĂšre prĂ©cieuse pour soutenir les enfants lors de tĂ©moignages sensibles.

Nous partageons cette courte vidĂ©o qui explique avec clartĂ© ce quâest le contrĂŽle coercitif.
đłïžIsolement
đłïžContrĂŽle
đłïžIntimidation
đłïžViolences
Parce que tout le monde devrait ĂȘtre en mesure de reconnaĂźtre les mĂ©canismes de contrĂŽle. Parce que la violence ne traduit pas toujours par des cris ou des coups. Parce quâun mot, un regard, une main tendue peut parfois tout changer pour une personne victime.
Faites circuler cette vidĂ©o. La violence domestique nâest pas quâun sujet “privĂ©”, câest une question de sociĂ©tĂ©.
đ„ Lien vers la vidĂ©o, Institut pour lâĂ©galitĂ© des femmes et des hommes (Belgique) :
En 2023, le contrÎle coercitif a été reconnu par la loi en Belgique, une avancée majeure pour la protection des victimes !