Outil développé par le Refuge pour les femme de l’Ouest de l’île, Canada.

FR: https://www.kidstoo.ch/app/uploads/Coersive-Control-for-Kids-French-v3.pdf

EN: https://www.kidstoo.ch/app/uploads/Coersive-Control-for-Kids-English-v2-Oct-24-2022.pdf

DE: https://www.kidstoo.ch/app/uploads/04_Coersive-Control-for-Kids-French-v3_D_Def.pdf

Grille élaborée par le Refuge pour les femmes de l’ouest de l’île, Canada

La violence conjugale affecte les victimes bien au-delà de leur
relation amoureuse. Comme tu as pu le constater, elle s’infiltre
dans la parentalité de la maman victime, dans son autorité
parentale, dans sa relation avec ses enfants. En plus de toutes
les formes qu’elle peut prendre, cette violence peut avoir un
impact direct sur tes capacités à protéger tes enfants, à être
disponible pour eux, à être un modèle positif, etc. L’abus vécu
au quotidien amène aussi son lot de conséquences sur les
enfants, les relations dans la fratrie et les dynamiques familiales.

Au-delà des actes violents que ton partenaire utilise, il peut
y avoir un ensemble de règles et de dynamiques imposées
par l’agresseur. Ces tactiques lui permettent de maintenir
volontairement son pouvoir sur toi et sur les enfants. Elles
créent des barreaux invisibles autour de toi et tu te retrouves
malgré toi coincée dans une cage: tu doutes de toi-même, de
tes capacités en tant que maman, tu es privée de liberté. C’est
ce qu’on appelle le contrôle coercitif.

Nous croyons que cet exercice pourra t’aider à identifier et à
verbaliser les tactiques utilisées par ton partenaire.

La première partie de cet exercice porte sur la coercition
(moyens utilisés pour te blesser et t’intimider) et la deuxième
sur le contrôle (tactiques permettant de t’isoler et d’exercer
son pouvoir sur toi).

Grille à retrouver ici: https://www.kidstoo.ch/app/uploads/Le-controle-violence-vecus-par-les-meres-v8-Mar-15-2023.pdf

Questionnaire in English here: https://www.kidstoo.ch/app/uploads/Coersive-Control-violence-experienced-by-mothers-v3-Feb-06-2023.pdf

DE: https://www.kidstoo.ch/app/uploads/04_Le-controle-violence-vecus-par-les-meres-v8-Mar-15-2023_D_Def.pdf

Résumé

Ils sont frère et soeur. Quand l’histoire commence, ils ont dix-neuf et treize ans. Cette histoire tient en quelques mots, ceux que la cadette, témoin malgré elle, prononce en tremblant : “Papa vient de tuer maman.” Passé la sidération, ces enfants brisés vont devoir se débrouiller avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et remonter le cours du temps pour tenter de comprendre la redoutable mécanique qui a conduit à cet acte. Avec pudeur et sobriété, ce roman, inspiré de faits réels, raconte, au-delà d’un sujet de société, le long combat de deux victimes invisibles pour réapprendre à vivre.

À propos de l’auteur

Philippe Besson est un écrivain, scénariste et dramaturge. En l’absence des hommes, son premier roman, publié en 2001, est couronné par le Prix Emmanuel-Roblès. Depuis lors, il construit une oeuvre au style à la fois sobre et raffiné. Il est l’auteur, entre autres, de Son frère, adapté au cinéma par Patrice Chéreau, L’Arrière-Saison (Grand Prix RTL-LiRE), Un garçon d’Italie et La Maison atlantique. En 2017, il publie “Arrête avec tes mensonges”, couronné par le Prix Maison de la Presse et adapté au cinéma en 2023. En 2023, Ceci n’est pas un fait divers a paru chez Julliard. Ses romans sont traduits dans vingt langues.

Résumé

Alors présidente de la cour d’assises de Versailles, Isabelle Rome se voit confier une affaire qui sera, à l’époque, peu médiatisée. Nous sommes en 2018, la vague #MeToo n’a pas déferlé dans le milieu judiciaire ni le terme ” féminicide ” percé la bulle des cercles militants.
En s’appuyant sur les trois jours du procès, la magistrate reconstitue la trajectoire d’un couple, celui d’Éliane et Jean-Pierre V. – une histoire malheureusement banale, mais emblématique de la mécanique des féminicides, notamment sur la notion de contrôle coercitif. Car, de toutes ces femmes qu’elle ne voit plus qu’en photo parce que tuées de la main de leur conjoint, Isabelle Rome en tire une conviction qui fera son engagement : cette violence invisible mais destructrice se retrouve à chaque fois. Comment se met-elle en place ? Quels sont les ressorts à l’oeuvre ? Pourquoi est-il si difficile d’en donner une définition juridique ?

La fabrique d’un féminicide d’un point de vue subjectif assumé – celui d’une magistrate considérée aujourd’hui comme l’une des plus acquises à la cause des femmes.

Commission des lois – Délégation aux droits des femmes

Intervenant(s)
COLIN Julie (Procureure de la République de Sens)DREAN-RIVETTE Isabelle (Magistrate, présidente de la commission recherches auteurs du Conseil National des Violences Intrafamiliales)GRUEV-VINTILA Andreea (Maîtresse de conférences en psychologie sociale à l’Université Paris-Nanterre)MONCKTON-SMITH Jane (Professeur de criminologie à University of Gloucestershire)NANNI Colonel Nicolas (Commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Yonne)ROMANO Hélène (Docteur en psychopathologie-HDR, en droit privé et en sciences criminelles)STURGEON John (Maître de conférence en travail social à The University of the West of Scotland)

Sénateur(s)
RICHARD Olivia ROSSIGNOL Laurence SCHALCK Elsa VÉRIEN Dominique

Thème(s)
Famille, Justice, Police et sécurité, Questions sociales et santé, Société

Qu’impliquent les notions de « contrôle » et de « coercition » pour les victimes de violence conjugale ? Comment changer de paradigme afin de considérer cette problématique à travers le prisme de la « privation de liberté » et non seulement sous l’angle de la « sécurité » des victimes ? La conceptualisation du contrôle coercitif a été l’une des avancées les plus importantes dans le domaine de la violence conjugale. Elle permet ainsi de s’éloigner de l’accent mis sur les incidents « uniques » ou « isolés ». Néanmoins, très peu d’écrits sur le contrôle coercitif sont proposés en français. Cet ouvrage cherche à pallier ce manque. Il aborde, d’une part, les avancées conceptuelles. Pour ce faire, il s’appuie sur des résultats de recherche ainsi que sur les écrits les plus récents dans diverses disciplines, incluant le travail social, le droit, la sociologie, la criminologie et les études féministes et de genre. D’autre part, il met de l’avant l’intégration de ce concept dans les lois, les politiques et les pratiques de divers secteurs. Bien que les contextes québécois et canadien soient privilégiés, les développements sur la scène internationale sont également abordés. Contrôle coercitif offre au lectorat des pistes de réflexion d’action pour les secteurs de la violence conjugale, du droit et de la protection de la jeunesse.

1) Révéler la mécanique de la prédation, l’isolement et l’emprise

En mai 2024, Isild Le Besco porte plainte pour viol sur mineure de plus de 15 ans contre Benoît Jacquot, pour qui elle a joué dans cinq films. Poursuivant la réflexion menée dans son ouvrage Dire vrai, paru aux éditions Denoël en mai 2024, la cinéaste revient ici sur son enfance, son métier en tant qu’actrice et sa vie de famille.

Décrivant sa relation avec le réalisateur marquée par des déséquilibres d’âge, de statut et de pouvoir, elle met en lumière le mécanisme par lesquels plusieurs hommes ont réussi à la chosifier. Son témoignage illustre précisément ce que la psychologue sociale Andreea Gruev-Vintila appelle « contrôle coercitif » : un schéma de comportement par lequel des hommes obtiennent le monopole sur les ressources disponibles dans la relation ou chez la femme, par une série d’actes qui finissent par épuiser, emprisonner, dégrader et chosifier la victime.

Leur conversation dévoile non seulement ce que la violence conjugale fait aux victimes, mais aussi ce qu’elle leur retire : liberté de penser et d’agir, auto-détermination, ressources, estime de soi… Elle devient ainsi un phare d’espoir pour les personnes prises dans cet étau invisible.

Le “contrôle coercitif” est inscrit légalement dans plusieurs pays : Angleterre, Ecosse, Belgique, Canada. Cette approche plus globale de la violence conjugale comme atteinte aux droits humains éclaire le schéma de comportement des agresseurs et les conséquences durables et dévastatrices sur les victimes, disproportionnellement des femmes, singulièrement des mères et indissociablement des enfants.

Depuis le 28 janvier 2025, le “contrôle coercitif” est entré dans le droit français. La définition retenue par l’Assemblée nationale devrait évoluer au fil de la navette parlementaire.

2) Protéger nos enfants

Dans ce deuxième volet, Isild Le Besco, Andreea Gruev-Vintila et Léonor Graser approfondissent l’analyse : pourquoi les femmes et les mères sont-elles davantage touchées par le phénomène ? Quels sont les impacts sur les enfants ? Et comment la justice, les forces de l’ordre et la protection de l’enfance réceptionnent-ils ce type de violences ?

Cette plateforme novatrice – controlecoercitif.ca – propose des contenus vulgarisés et personnalisés, selon les publics. Face au défi de faire comprendre un terme nouveau et méconnu, le Regroupement a choisi de proposer plusieurs façons de l’explorer.  

La visite commence par une expérience interactive qui met en scène des récits de femmes – écrits et audio – inspirés de faits vécus. Le site web propose de plonger dans le coeur du contenu via une bibliothèque, dans laquelle il est possible de trier les articles et les outils grâce à des filtres, ou via trois parcours guidés – Comprendre, Repérer, Agir – qui suggèrent un fil de lectures. D’autres utilisatrices ou utilisateurs pourront choisir de passer par la foire aux questions pour s’initier à la notion de contrôle coercitif.  

Pendant plusieurs mois, Stéphanie Grosjean et Eva Seker, journalistes indépendantes, ont enquêté sur la prise en charge des victimes de violences conjugales, en Belgique francophone. L’enquête se construit autour du récit de Sasha, Victoria, Isabelle et Sandrine qui en sont/ont été victimes (noms d’emprunts). Leur parcours met en lumière les mécanismes des relations affectives violentes, et la manière dont un cycle infernal s’installe au sein du couple, et par ricochet, au sein de la vie de famille.
Ces quatre histoires intimes illustrent et questionnent le fonctionnement des différents lieux de prise en charge des victimes : services de police, ligne d’écoute, associations de victimes, maison d’accueil, tribunal pénal et tribunal de la famille… L’enquête cherche à comprendre comment notre système protège les victimes et leurs enfants, empêche la récidive, responsabilise les auteurs. Sachant que depuis 2023, la Belgique est le premier pays européen à adopter une loi-cadre Stop féminicide. Avec quel impact ?
Cette investigation racontée à deux voix veut sortir des préjugés sur les violences conjugales, informer sur ces situations complexes encore taboues. L’objectif est aussi de répondre de manière constructive à la question : quelles solutions pour une prise en charge toujours fonctionnelle ?

Episode 1 : Le contrôle coercitif

Episode 2 : Vers qui se tourner ?

Episode 3 : Que fait la justice ?

Episode 4 : Comment protéger les enfants ?

Episode 5 : Que faire des hommes violents ?

Episode 6 : Réapprendre à vivre

Summary:
The Coercive Control of Children extends Evan Stark’s path-breaking analysis of interpersonal violence to children, showing that coercive control is the most important cause and context of child abuse and child homicide outside a war zone, as well as of the sexual abuse, denigration, exploitation, isolation and subordination of children. The book provides a working model of the coercive control of children and illustrates its dynamics and consequences withdramatic cases drawn from the headlines and Dr. Stark’s forensic practice. The cases include those in which the coercive control of children runs in tandem with the coercive control of women, where children are « weaponized » in the coercive control of their mother and cases where abused mothers harm theirchildren to survive or protect them from worse. By highlighting a criminal cause of child maltreatment and a plausible justice response, Evan Stark challenges the common assumptions that child abuse and neglect fall on a continuum of problems rooted in maternal deficits, immaturity, poverty, and environmental stressors as well as the combination of Child Welfare and Child Protection Services that currently provide the ameliorative response.