Résumé
Dans le domaine de la violence intrafamiliale où les expériences se situent au-delà du représentable de parla gravité des faits et la sévérité des traumatismes, rigueur et créativité sont indispensables pour pouvoir rester thérapeutiques tant pour les victimes que les agresseurs et leurs proches. Cette clinique de la transgression nécessite d’évaluer précisément la violence, son impact et la capacité des personnes impliquées d’en avoir conscience, mais aussi d’instaurer un indispensable travail de réseau qui court toujours le risque d’être clivé. Après dix années de pratique clinique auprès d’enfants, d’adolescents, d’adultes, de personnes âgées, de couples et familles, mais aussi de collaborations en réseaux, les auteur.e.s partagent les outils d’évaluation et d’analyse qu’ils/elles ont développés au sein du centre Les Boréales autour de la maltraitance et des violences conjugales avant et après séparation, de l’attachement, de la psycho-traumatologie et des neurosciences. Ils/elles décrivent le travail thérapeutique mené avec des patient.e.s polytraumatisé.e.s, où l’approche verbale est peu fructueuse, voire contre-productive. Des techniques analogiques mobilisant les ressources du cerveau droit sont illustrées avec de nombreux exemples cliniques et permettent de comprendre combien cette clinique nécessite de la créativité pour aider les patient.e.s à reprendre les rênes de leur vie.
Les auteures
Alessandra Duc Marwood est psychiatre, psychothérapeute pour enfants et adolescents, couples et familles, formatrice en thérapie systémique. est assistante sociale, thérapeute d’adultes, couples et familles, formatrice en thérapie systémique. Elles travaillent aux Boréales comme toutes les co-auteur.e.s.
Résumé
149 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2019. Une situation qui aurait pu être évitée sans la léthargie des institutions étatiques, assène Luc Frémiot, ancien juge d’instruction et procureur de la République spécialiste de la lutte contre les violences intrafamiliales. Victimes silencieuses de leur conjoint violent, les femmes sont trop souvent contraintes de fuir le domicile familial pour des centres d’hébergement précaires, une solution toujours temporaire. Et ce fléau n’épargne pas non plus les enfants, à la fois victimes, témoins et otages d’une violence reçue en héritage. Éviction des maris brutaux du domicile suivie d’une prise en charge dans des structures d’encadrement adaptées sous le contrôle de psychiatres et de psychologues, suppression des mains courantes… Luc Frémiot propose des solutions concrètes, qui ont fait leurs preuves, à ce drame qui ne cesse de s’aggraver. Et prévient : tant que politiques et pouvoirs publics ne feront pas appliquer les dispositions législatives existantes permettant de réduire drastiquement la récidive des auteurs de violences, les statistiques ne baisseront pas. Entre incompétence des pouvoirs publics, faiblesse des décisions des magistrats et inertie trop fréquente des forces de l’ordre, les femmes battues restent en effet trop souvent livrées à elles-mêmes.
L’auteur
Ancien juge d’instruction et procureur de la République, Luc Frémiot a représenté l’accusation dans les plus grands procès criminels de ces vingt dernières années. Il est l’auteur du livre Je vous laisse juges… Confidences d’un magistrat qui voulait être libre (Michel Lafon, 2014).
Cet ouvrage unique porte un regard critique et multidisciplinaire sur la notion du ” meilleur intérêt de l’enfant ” et sur son application dans un contexte de violence conjugale, où l’enfant doit être reconnu comme une victime à part entière de cette violence.
Auteur.e.s
Sous la direction de Simon Lapierre, Ph. D., est professeur titulaire à l’Ecole de service social de l’Université d’Ottawa. Il est un des membres fondateurs du Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi). Ses travaux portent sur les violences envers les femmes et les enfants.
Alexandra Vincent est doctorante et professeure à temps partiel à l’Ecole de service social de l’Université d’Ottawa. Elle est membre du Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi). Elle a été intervenante en maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale pendant plusieurs années.
A woman is killed by her partner or ex-partner every four days in the UK.
Domestic homicide is a pandemic so pervasive that the soaring figures cause weary resignation rather than alarm. For thirty years, Professor Jane Monckton Smith has been fighting to change this. A former police officer and internationally renowned professor of public protection, she lectures on sexualised and fatal violence; works with families bereaved through homicide: and trains police and other professionals on how to best handle cases involving coercive control, domestic abuse, and stalking.
Killers do not snap and lose control
Her ground-breaking research led to the creation of the eight-stage homicide timeline, laying out identifiable stages in which coercive relationships can escalate to murder and revolutionising our understanding of them.
There are signs, if you know how to see them
In this book, Monckton Smith shares a glimpse into a world of toxic masculinity and coercive control, one in which the tools are shame and fear, helped along by a media and justice system who are far from shedding sexist notions of men and women’s roles in society.
Drawing on disciplines including psychology, sociology and law, she talks to victims, their families, and killers, putting together pieces to the puzzle of how these relationships can end in murder, and bringing to light the reasons why – for so many of us – there is no such thing as the safety of one’s own home.
Based on research with frontline professionals and domestic abuse and homicide victims, this book argues for a re-conceptualisation of the female victim to enhance safety management and encourage a deeper understanding of the emotional dynamics and social structures which perpetuate violence.